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Nouvelle bloguesque – L’Amour

Tout a commencé ici, un beau soir.

Cette page reprendra le fil de cette nouvelle bloguesque :

 

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L’Amour

#1 Raquel :

Lia s’était arrêtée quelques rues avant pour reprendre ses esprits. De toutes façons elle avait bien 10 minutes d’avance. Elle se remémora les longues semaines d’attente, l’excitation des derniers échanges, l’insomnie de la nuit passée. Elle inspira longuement, ça y est, elle y était, dans quelques minutes elle serait avec lui. Une dernière vérification dans le rétroviseur, elle n’était pas trop mal, plutôt jolie même. Elle redémarra la voiture en croisant les doigts, ça allait bien se passer de toutes façons, elle le savait.

Simon attendait au coin de la rue, il retint son souffle en appercevant les phrares, c’était elle. Elle se gara juste devant lui et coupa le contact, elle tremblait.

#2 Cathy la râleuse (qui ne râle plus) :

L’homme qui se tenait devant le capot de sa voiture n’avait pas changé.

Combien de temps s’était écoulé depuis son départ ?
Voila des semaines qu’elle comptait même si elle n’avait jamais oublié que Simon s’était envolé depuis 2 ans, 4 mois et 6 jours.

Le temps etait suspendu.
Lia revivait un moment douleureux de sa vie. Ce matin de janvier où, le couperet était tombé.

- » Ca n’est pas simple… une autre femme… tu mérites mieux… » lui avait écrit Simon.

Dévastée, elle n’avait voulu aucune explication, elle s’était murée dans sa colère puis dans son chagrin.

Il etait là dans la lumière des phares, il ne semblait pas sourire vraiment.

Sentait-il lui aussi cette tension ?

Lia respira profondément afin de calmer son coeur affolé et se composa un sourire amical.

#3 Zette :

Rien. Il ne fallait que rien ne trahît de ce sourire de façade. Lia devait avoir changé. Le départ de Simon devait absolument l’avoir faite évoluer. Elle devait être devenue forte, indépendante, maîtresse-femme, pas la petite-amie soumise, dévouée et potiche qu’il avait transformée, façonnée à son image. Elle devait même s’être inventée un amant, un cercle d’amis, un poste à responsabilités et le remercier finalement de l’avoir plantée en quelques mots.

Elle sortit de sa voiture, comme dans les films qu’il détestait tant, un talon de 12 à la semelle rouge crissa sur le bitume détrempé de cette rue déserte. Les bas résilles galbant ses mollets lui feraient probablement de l’effet, elle le savait, elle qui n’avait jamais voulu céder à ses fantasmes. Elle ajusta sa jupe fendue étroite, en cuir, comme il les aimait tant -chez les autres-.

Elle pivota sur ses fesses et lui fit face.

 

#4 Kashyle :

Elle avait du mal à maîtriser sa respiration et s’en voulait de se sentir autant sous son emprise. Ses joues rouge cerise ne laissaient aucun doute. Elle dégagea ses épaules vers l’arrière afin de mettre en valeur son décolleté pigeonnant montrant  deux fruits bien fermes. Décochant son plus beau sourire,  elle lui dit d’une voix qu’elle aurait voulu plus ferme :
 » Salut Simon, ça fait longtemps. »

Il lui sourit en retour mais ne dit rien, tendant sa main pour lui enlever une mèche tombée sur sa joue. Ses doigts savouraient la peau au velours de pêche. Elle frissonna de cette caresse qui s’attardait, promesse de moments charnels d’une intensité insoutenable.
Non il ne fallait pas. Elle ne voulait pas, elle ne voulait plus se laisser emporter par ses sentiments envers lui, elle avait déjà trop souffert. Pourtant elle n’arrivait pas à le repousser.

#5 Noisette :

Mais toutes ces secondes sans lui avaient étaient insoutenables. Elle ne savait pas très bien à quel sentiment correspondait ce frisson qui la parcourait de la tête aux pieds.

L’amour? Elle l’avait connu. Car cette main, il l’avait passée sur son visage tant de fois, et elle s’était appuyée contre elle en oubliant le monde qui l’entourait, petite mort aidant…

La peur? Elle l’avait connue. Car cette main, il l’avait passée sur son visage tant de fois, et elle s’était écartée brusquement, sans bruit, malgré toutes ses plates excuses.

La haine? Elle l’avait connue. Car cette main, il l’avait passée sur son visage tant de fois, et elle avait crié, hurlé tout ce qu’elle avait sur le coeur.

Tout était confus, amour? peur? haine?

Cette main, il l’avait passée sur son visage tant de fois…

Il fallait qu’elle se ressaisisse. Car tout était calculé. Tout était écrit. Tout était réfléchi. Elle devait réussir ce qu’elle s’était fixée. Elle devait aller au bout. Il fallait qu’elle se ressaisisse, oui. Tout allait s’éclaircir. Il fallait juste qu’elle oublie… cette main.

#6 Aggie :

« Tu as changé », lui dit-il en souriant.
Ce sourire, qu’il savait parfaitement rendre charmeur, elle le connaissait par cœur. Et si auparavant il la faisait totalement chavirer, elle y voyait soudain toute la manipulation dont Simon était capable.
Elle s’efforça de se montrer impassible et de lui répondre le plus froidement possible.
« Non Simon, je suis toujours la même. Je suis juste plus « moi » qu’avant ».
Lia prononça ces mots avec un aplomb qui l’étonna elle-même.
Elle vit cette assurance le déstabiliser l’espace d’un instant, mais il se ressaisit aussitôt. Cette soudaine marque de fragilité ne lui ressemblait pas et faillit désarmer Lia à son tour. Avait-elle raison de faire cela ? Les images de sa vie passée avec lui, lui revinrent immédiatement à l’esprit. Oui, trois fois oui, elle avait raison.
« Tu sais Simon, ton départ a été une révélation pour moi. J’ai compris que je devais vivre pour moi, que je devais laisser parler ma personnalité. »
Elle planta son regard dans le sien et continua.
« Tu as l’impression que j’ai changé, alors que je me suis simplement affirmée. »
Il s’approcha à nouveau pour repousser cette mèche qui était revenue chatouiller la joue de Lia. Et elle frissonna encore au toucher de sa main.
« Lia, nous avons tant à nous raconter ! Allons-nous asseoir ! Accepterais-tu de partager une bouteille de Krug rosé avec moi ? » Il lui sourit une nouvelle fois sans douter une seule seconde que Lia puisse refuser. Elle voyait bien qu’il essayait de prendre le dessus, de l’emmener dans le tourbillon dans lequel il avait coutume d’embarquer les femmes qu’il désirait séduire.
« Non » asséna-t-elle.
Il était coupé dans son élan, ce qui ne lui arrivait jamais. Lia comprit qu’elle avait l’avantage et que le moment était venu de le déstabiliser pour de bon.
Elle se fit alors plus douce.
« Simon, je vais être franche. Je ne suis pas venue pour bavarder.  Je veux te remercier de m’avoir aidée à me révéler ».
Elle attendit quelques instants avant de poursuivre.
« Et je veux te remercier comme il se doit ».
Elle esquissa un sourire plein de sous-entendus et d’un signe de tête montra l’hôtel qui se dressait de l’autre côté de la rue.
#7 Charly :

- Tu as déjà sommeil ???

Lia sourit négligemment, faisant virevolter ses mèches dans la nuit, se souvenant soudain qu’il était du genre tardif à la comprenette.
- Tu sais Lia, te revoir ainsi c’est beaucoup d’émotions. Je n’avais pas oublié la finesse de ton visage, de tes mains, de tes jambes et même, si tu le permets, de ton clitoris.
Lia fit de nouveau virevolter ses mèches dans la nuit, mais dans l’autre sens.
- Mon clitoris ??? Tu déconnes là ??? Tu l’as jamais trouvé !!!
- Comment ça j’l’ai jamais trouvé ?!?!
- Attends, déconnes pas, la dernière fois t’y as passé un bon quart d’heure et j’ai même piqué un fou rire…
- Mais je l’ai parfaitement trouvé !! Il était pile au milieu !!
- Ah ben ça, je l’ai pas scotché sur la joue en même temps. Mais te vexe pas, tu sais, moi aussi quand je voulais te faire une gâterie, j’avais du mal à trouver… AHAHAHAHAHAH !!!!!! Je déconne !!!!

Lia fit de nouveau virevolter ses mèches dans la nuit et son rire clair et sonore transperça l’air découvrant ses dents d’une blancheur immaculée, sauf peut-être les molaires du bas.

Simon souffrait en silence quand il repensait à tout le mal qu’il s’était donné pour elle, et préféra ne par relever la petite pointe d’humour.
- Et la fois où tu m’as sucé les orteils ???
C’en était trop. Simon avait enfoui ce souvenir dans les tréfonds de sa mémoire. Il le savait, lorsqu’il était amoureux, il faisait des baisses de QI assez phénoménales et pouvait faire à peu près n’importe quoi, comme offrir des fleurs par exemple.
- Ben ça avait pas l’air de te déplaire…
- Ben tu m’étonnes !!! J’étais en état de choc !!!

Simon regarda la lune qui brillait dans le ciel au-dessus de leur tête comme c’est souvent le cas, et se pensa qu’il avait encore eu une idée géniale de vouloir recontacter ses ex.

Mais pour l’instant, tout se passait comme il l’avait prévu.
Enfin, à peu près.

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À qui le tour ?

 

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15 Comments »

  • Raquel (author) said:

    on attend la suite by http://zetteandthecity.fr/ !

  • sandrine (Cambrousienne) said:

    Pas mal du tout Cathy :)

  • Raquel (author) said:

    Voilà, en 2 paragraphes la zette nous a collé : maîtresse/amant/fantasmes/bas résille/fesses.
    j’aime.

    on attent la suite by http://lesdelicesdemanon.over-blog.com/ !
    chaud chaud chaud, ça devient chaud ! :P

  • Raquel (author) said:

    grandissime @kashyle !

    On attend la suite by http://www.fabuleuxdestin.fr/ !!!

  • aggie said:

    Si quelqu’un ne sait pas à qui proposer la suite, moi je veux bien apporter ma touche à ce futur best-seller!

  • Raquel (author) said:

    @Aggie : c’est noté ! une volontaire pour la suite par ici !!! avis à Noisette qui va publier la suite CE SOIR :P

  • noisette said:

    bon, c fait pour moi!!!!

  • Raquel (author) said:

    Merci Noisette !!! Cette main, cette main, cette main… voyons voir où il va lui coller avec http://aggieagit.blogspot.com/ !!!

  • Cathy la râleuse qui... said:

    La main passe à Angie :-)

  • Raquel (author) said:

    oué on attend ça avec impatience !!!

  • Cathy la râleuse qui... said:

    Hahahaha !! ça va être la saint Simon !!!!

  • noisette said:

    ALORS? A QUI LE TOUR?

  • Charly said:

    - Tu as déjà sommeil ???

    Lia sourit négligemment, faisant virevolter ses mèches dans la nuit, se souvenant soudain qu’il était du genre tardif à la comprenette.
    - Tu sais Lia, te revoir ainsi c’est beaucoup d’émotions. Je n’avais pas oublié la finesse de ton visage, de tes mains, de tes jambes et même, si tu le permets, de ton clitoris.
    Lia fit de nouveau virevolter ses mèches dans la nuit, mais dans l’autre sens.
    - Mon clitoris ??? Tu déconnes là ??? Tu l’as jamais trouvé !!!
    - Comment ça j’l’ai jamais trouvé ?!?!
    - Attends, déconnes pas, la dernière fois t’y as passé un bon quart d’heure et j’ai même piqué un fou rire…
    - Mais je l’ai parfaitement trouvé !! Il était pile au milieu !!
    - Ah ben ça, je l’ai pas scotché sur la joue en même temps. Mais te vexe pas, tu sais, moi aussi quand je voulais te faire une gâterie, j’avais du mal à trouver… AHAHAHAHAHAH !!!!!! Je déconne !!!!

    Lia fit de nouveau virevolter ses mèches dans la nuit et son rire clair et sonore transperça l’air découvrant ses dents d’une blancheur immaculée, sauf peut-être les molaires du bas.

    Simon souffrait en silence quand il repensait à tout le mal qu’il s’était donné pour elle, et préféra ne par relever la petite pointe d’humour.
    - Et la fois où tu m’as sucé les orteils ???
    C’en était trop. Simon avait enfoui ce souvenir dans les tréfonds de sa mémoire. Il le savait, lorsqu’il était amoureux, il faisait des baisses de QI assez phénoménales et pouvait faire à peu près n’importe quoi, comme offrir des fleurs par exemple.
    - Ben ça avait pas l’air de te déplaire…
    - Ben tu m’étonnes !!! J’étais en état de choc !!!

    Simon regarda la lune qui brillait dans le ciel au-dessus de leur tête comme c’est souvent le cas, et se pensa qu’il avait encore eu une idée géniale de vouloir recontacter ses ex.

    Mais pour l’instant, tout se passait comme il l’avait prévu.
    Enfin, à peu près.

  • Charly said:

    (version de remplacement beaucoup plus élaborée, j’ai pas lésiné sur le subtil ;-)

    - Tu as déjà sommeil ???
    Lia sourit négligemment, faisant virevolter ses mèches dans la nuit, se souvenant soudain qu’il était du genre tardif à la comprenette.

    - Voilà Lia, je voulais te l’annoncer en priorité, je suis me converti à l’islam.
    Lia s’apprêtait à faire virevolter une fois de plus ses blondes mèches dans la torpeur de la nuit mais retint son geste altier par un blocage de nuque d’une élégance raffinée qui lui donnait ce petit air mutin qu’arborent si souvent les gens atteints du torticolis. Elle le fixa de ses beaux et grands yeux rieurs :

    - Sérieux ???
    - Tout ce qu’il y a de plus sérieux. En fait, j’ai eu la révélation pendant mes vacances au Maroc. Tu sais, l’ambiance, tout ça.
    - Ben toi qui aimais la choucroute comment tu vas faire maintenant ???
    En fallait-il de la psychologie à Lia pour avoir su dans l’instant mesurer les renoncements que Simon s’infligeait au nom de sa foi, et, tout à son amour pour lui, le regard éperdu, lui susurra :
    - Ben merde alors.

    Simon, afin de la rassurer, s’empressa de lui détailler son quotidien nouveau :
    - Tu sais, une bonne paëlla, un poulet-frites, ça l’fait.
    - Et heu… tu t’es fait couper le… enfin le bout du…
    - Pardon ??
    - Non rien.

    Dans le fond, cette conversion, Lia aimait autant ça. Elle aurait été tellement gênée si Simon s’était converti au bouddhisme car elle avait toujours détesté les chauves.

    - Voilà Lia, au nom de notre amour passé, je voulais te demander si… enfin si tu voulais devenir mon épouse, enfin heu… ma quatrième épouse ??
    - Qué ??
    - Je te fais une demande en mariage Lia. Acceptes-tu d’être ma quatrième épouse ??
    - Tu veux une réponse tout de suite ??? Ou tu me laisses une p’tite minute ??
    - Je t’ai choquée ?? J’ai peut-être été un peu rapide, je le reconnais…
    - Non non pas du tout, ces choses-là, faut que ça aille vite. Non c’est trop gentil, j’t’assurre, pis la quatrième, comment te dire, c’est trop de la balle…
    - C’est un grand honneur en effet, la plupart des enfants sont faits avec les trois premières, tu n’auras quasiment qu’à profiter d’eux, de la vie quoi…
    - Eux ??? Pasque t’en as combien ??
    - 12, et tous entre 2 et 4 ans, ils sont mignons, tu vas adorer.
    - Ah ben moi qui rêvais de bosser dans une crèche, j’ai un bol moi…
    - Alors c’est oui ???
    - Oui… Oui… ne nous emballons pas, faut étudier le truc, c’est que j’ai des engagements moi, j’peux pas planter tout le monde. Sinon, heu… faut porter le voile ??
    - Je suis tolérant en la matière, tu pourras le quitter à la cuisine.
    - Ah ?? Trop cool, ben putain… tu parles de retrouvailles…
    - Mais je déconne !!!!!!!!!!!! J’suis converti à que dalle !!! C’était pour rigoler !!
    - Rigoler ?? Non mais qu’est-ce que t’es con des fois toi…

    Lia fit virevolter ses blondes mèches dans la nuit noire, puis son profil se dessina sur la lune pleine en une ligne pure comme de la colombienne. Mais comme elle pouvait faire deux choses en même temps, elle ne put s’empêcher de penser que Simon était un indécrottable con et ce, clairement pour l’éternité.
    - Bon alors l’hôtel ça te branche ??
    - Et comment !!!

  • kashyle said:

    mdr charly voilà ma soirée qui s’achève sur un bon fou rire, merci

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