Une journée naze: sans cuisine de ravioli

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Je suis au milieu d’un super rêve, pour une fois que ça m’arrive, quand mon téléphone sonne, j’émerge difficilement des brumes de mon merveilleux sommeil. Je réponds et c’est ma mère qui me presse de lui donner le numéro de téléphone d’une ancienne amie couturière que j’avais complètement oubliée. Je ne sais plus ce que j’ai marmonné à ma mère, je raccroche en essayant de me rendormir et de retrouver mon délicieux rêve, peine perdue, c’est déjà l’heure pour que j’aille me préparer pour aller bosser. Je rampe jusqu’à la salle-de-bain, je mets le dentifrice sur ma brosse à dent et je frotte, la bouche pleine de dentifrice j’ouvre le robinet et rien pas une goutte d’eau, mince j’avais oublié le petit mot laissé par le concierge, l’eau serait coupée aujourd’hui pour travaux.

Cuisiner ou simplement manger

Vraiment ce n’est pas mon jour, je me précipite dans la cuisine, heureusement j’avais gardé le bébé de la voisine et elle avait oublié sa bouteille d’eau minérale, il en restait la moitié! Je l’attrape je retourne dans la salle-de-bain, je me rince la bouche, je mouille un gant et j’essaie de faire ma toilette avec un quart de bouteille d’eau, pas grave le déodorant devra assurer comme dans les pubs. Je m’habille et me maquille en vitesse, je verse une cuillerée à soupe de café soluble dans une tasse et j’ouvre le robinet pour la remplir d’eau; zut ! j’avais oublié, l’eau avait été coupée et la bouteille était vide, je n’allais quand même pas mettre à bouillir l’eau des fleurs que j’avais reçues de mon copain pour mon anniversaire? Non ce n’était pas une bonne idée et ce n’était pas non plus une bonne idée de mâcher la poudre de café, pas grave j’allais en boire un sur la route, le problème c’est que je suis d’une humeur massacrante sans ma tasse de café du matin. Au pire, je vais devoir m’en passer, c’est peut-être mieux vu que c’est apparemment ce qu’il y a de meilleur pour la santé.

Ce soir c’est ravioli à la maison !

J’enfile mes chaussures, je récupère mon sac, mes clés et je cours vers la porte, je sors et je la referme à clé, je me retourne et je tombe sur le concierge qui me salue et commence à me parler de ses rhumatismes vraiment, ce n’était pas le moment! Dès qu’il me voit c’est une litanie sur le temps et ses rhumatismes, je le salue vite et je cours dans les escaliers ou plutôt je m’enfuis par les escaliers, quelle plaie ce concierge, un vrai pot de colle. Une fois dehors j’entre dans ma voiture, je démarre et je me rends compte que je suis sur la réserve, j’avais eu la flemme de faire de l’essence la veille au soir, je m’arrête à une station service pour faire le plein malheureusement leur machine à café est en panne, à ce niveau, je pourrais tuer pour un café. Je quitte la station en grillant la priorité à des policiers dans un véhicule banalisé, ce n’est vraiment pas ma journée, je suis verbalisée, je me retiens de faire des commentaires aux policiers, j’ai tort à cent pour cent.

Je me remets en route quand j’aperçois une enseigne “Maison du Ravioli”, je m’arrête, j’entre et je commande un café, je le savoure mon délicieux liquide, je regarde l’heure, dix heures trente presque l’heure du déjeuner, il est trop tard pour aller travailler, j’allais me faire porter pâle aujourd’hui. Je réfléchis et je demande la carte des raviolis, je choisis le menu numéro cinq, ce serait ma récompense après toutes les galères de la matinée. Je rentre chez moi, mystérieusement il ne se passe rien durant le trajet du retour, juste un petit ennui encore mon concierge dans les escaliers qui veut une fois de plus me parler de sa santé. Je me défile comme dab, je me réfugie enfin chez moi enfermée à double tour; ouf! Je lance mes chaussures à travers la pièce et je m’installe dans mon canapé pour me bâfrer, ce sera le meilleur moment de la journée, j’ouvre la boîte de raviolis, je pousse un cri, ils sont au boeuf et je suis végétarienne. Quelle journée pourrie!

https://www.youtube.com/watch?v=CuFXtXc3Gh8

 

Les voisins, ces êtres détestables

Je franchis la porte de mon bâtiment, me dirige vers ma boîte aux lettres et là, que vois-je ? Une note précisant: « Chers voisins, nous pensons organiser l’année prochaine une fête des voisins dans l’immeuble. Nous aimerions recueillir vos avis et vos idées afin de faire la plus belle et la plus conviviale des fêtes ». Le tout signé Marc et Julie.

Premièrement, mais qui sont donc ces gens ? Ils sont sérieux là ?
Deuxièmement, non mais vraiment pourquoi ?
Troisièmement, ma journée n’est déjà pas assez pourrie pour que l’on m’annonce un tel truc ?

des bâtiments

A chaque endroit où j’ai pu habiter et quelle que ce soit la ville, j’ai toujours eu une constante: me tenir à l’écart de mes voisins coûte que coûte. C’est bien simple, je les déteste. Même sans aucune raison valable d’ailleurs. Ma mauvaise foi habituelle en somme…

Qu’ils claquent leurs portes à n’importe quelle heure, laissent leurs poubelles devant chez eux toute la journée, portent des talons dans leur salon, invitent tous les jours du monde ou fassent des sardines chaque premier samedi du mois, j’ai toujours eu énormément de mal avec mon voisinage et je ne vois pas comment cela pourrait évoluer un tant soit peu vers quelque chose de positif.

Si j’en crois le site lafetedesvoisins.fr (oui, il y a un site consacré à cet « événement »), « La Fête des Voisins est un moment de convivialité pour faire connaissance avec ses voisins. » Problème: je ne veux pas faire connaissance avec mes voisins. Le gothique du premier étage, la vieille aux chats du rez de chaussée ou la morue du dernier, très peu pour moi. Laissez-moi donc tranquille, bon sang !

Alors oui je sais, il peut y avoir de bons côtés d’avoir de bonnes relations de voisinage mais vous savez ce que c’est. Ca commence par un « vous auriez pas du sel s’il vous plaît ? » et ça peut très vite aller à la garde du chat pendant l’été (ou pire, des gosses !) ou à l’arrosage des plantes; JE NE VEUX PAS !

Bon, il me sera facile de trouver une parade le jour J et de ne pas être là mais comment je vais bien pouvoir faire pour les esquiver jusque-là ?

Il a déjà fallu que je refile tout mon stock de Dragibus aux petits monstres du second pour Halloween mais là, trop c’est trop. Ils veulent pas non plus que je leur fasse un taboulé et que je m’occupe de faire cuire les merguez.

Ca y est, j’ai la haine alors que rien n’a commencé. Faut que j’arrête de me mettre dans un tel état pour pas grand chose. Et si j’y allais à cette fête ? Je pourrais peut-être préparer une tapenade, du houmous et me faire des amis ? Peut-être même que je vais y rencontrer l’amour de ma vie qui sait.

Mouais, ça sent plutôt la salade dégueue, la gastro et la journée de la loose.

Faut absolument que je trouve comment me débiner. Et vite ! Et puis, je n’ai pas que ça à faire, faut aussi que je m’occupe de ce site !